Baroness / Royal Thunder – Le Trabendo

Cette date nous l’avons attendu, nous l’avons espéré et nous avons même cessé d’y croire après leur accident survenu lors de leur dernière tournée européenne. Mais comme par magie ce soir les 4 monstres Georgiens sont bien là et ils sont accompagnés de leurs confrères de chez Relapse, Royal Thunder !

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Le trio investit la scène à 19h30 pétante et ne la libèrera que 45 minutes plus tard. Ce soir j’attendais Royal Thunder presque autant que Baroness, leur album « CVI » m’a complètement scotché. Leur mélange Doom/Stoner/Psyché envoie sévèrement sur scène, la voix de leur chanteuse/bassiste est absolument hallucinante et leur son carrément lourd. Ils nous ont balancé un florilège de leurs meilleurs morceaux tirés de leurs deux premiers albums devant un public impressionné. Pas étonnant que Baizley et sa bande les aient embarqué dans leurs valises pour cette tournée sur le vieux continent.

La seule chose qui manquait à leurs titres live sont les chœurs. Toutes ces voix qui viennent se superposées sur certains passages de leurs albums et qui donnent toute leur profondeur à certaines chansons m’ont un peu manqué, mais ce n’est qu’un détail en comparaison de la qualité de leur show.

Après une petite demi-heure de changement de plateau Baroness entre en scène. Environ 20 secondes. Voilà le temps qu’il leur a fallu pour écraser tout le monde. « Take My Bones Away » retentit et d’entrée de jeu on se dit que le show va être dingue. Leur son est quasiment parfait et ils le maîtrisent de façon magistrale, on s’en doutait.

La seule chose qui m’inquiétait un peu était la voix de John Baizley, on a parfois de mauvaises surprises avec certains groupes, mais Baroness assure de A à Z et Baizley déchire autant avec sa guitare qu’avec ses cordes vocales. Comme nous nous y attendions, les 1h45 de set (oui oui, 1H45 !) vont être en très grande partie consacrées à leur dernier opus « Yellow and Green ». Certains fans ont d’ailleurs dû regretter ce choix tellement cet album a divisé les amateurs du groupe par son côté beaucoup plus pop. Mais aucun problème pour moi, j’aime ce disque autant que les précédents.

Le batteur et le bassiste qui sont arrivés il y a quelque mois seulement assurent le set à la perfection et que dire de John Baizley et Peter Adams qui m’ont complètement captivé durant tout le concert, par leur présence scénique et leur technique. Les gars ont eu un sourire de gosses collé au visage tout le long. Ils prennent réellement leur pied et nous aussi.

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En milieu de set Mr Baizley fera un discours très touchant et plein de sincérité et d’humilité, en guise de remerciement pour ce public qui ne les a jamais lâché, même lorsqu’eux même n’étaient même plus sûr de pouvoir retrouver leur niveau suite à l’accident.

Après ce moment émotion, le concert peu reprendre. Les chansons de « Yellow and Green » continuent de s’enchainer. Sur scène, ces titres plutôt pop prennent une autre dimension. Ils sont plus lourds pour certains, plus groovies pour d’autres mais toujours excellents. Les nappes de sons que l’on peut retrouver sur leurs albums et qui font souvent la transition entre les morceaux sont exécutées à la perfection, la quantité impressionnante de pédales qu’ils ont aux pieds n’y est surement pas pour rien.

A ma grande surprise le public était ce soir plutôt excité, moi qui m’attendais à une armée de headbangers stoïques, je fût assez surpris de voir les corps se déchainer et les slams s’enchainer, pour le plus grand plaisir du groupe qui ne manqua pas de nous faire remarquer que la réputation assez frileuse des parisiens n’était finalement qu’une légende (en tout cas pour ce soir).

Au bout d’une grosse heure et quart de show, le groupe sort de scène quelques minutes puis reviens pour terminer cette soirée en beauté avec trois titres tirés de leur anciens albums (The Sweetest Curse / Jake Leg / Isak ). Sur le très attendu Isak, la foule exulte, tout le monde sent que la fin est proche et chacun profite de ces derniers instants de magie.

Finalement le concert se termine et on se dit qu’une heure quarante-cinq de plus auraient été les bienvenues.

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About Guillaume Le Garjean

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Community Manager Freelance - Bûcheron chez Totolo Label - Fondateur chez L'Aguicheuse - Batteur, frappeur, décrasseur de tympans - Fan de metal extrême.

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