Comeback Kid / Backtrack / Rise of the Northstar / The Great Divide / Final Prayer – Petit Bain

J’en ai souvent rêvé sans jamais vraiment y croire… J’avais déjà pris une méchante toise lorsque j’avais vu Comeback Kid il y a deux ans, mené d’une main de maitre par Andrew Neufeld, leur ancien guitariste. Mais le show de ce soir risque d’avoir une tout autre saveur, un petit goût d’impossible presque miraculeux. Ce soir Scott Wade le maître de cérémonie originel reprend la barre. Et pour fêter ça dignement les canadiens seront accompagnés par pas moins de quatre groupes. Le programme risque d’être chargé et douloureux.

Ce sont les allemands de Final Prayer qui déclenchent le conflit avec un Hardcore Beatdown classique mais ultra efficace. Les gars sont très très chauds – sur scène comme dans la fosse – ça tombe bien , les  premiers mosheurs vont rapidement venir rafraîchir l’air de leurs moulinettes et autres acrobaties.  Après une bonne demi-heure de set Final Prayer quitte la scène le sourire aux lèvres. La machine est lancée.

C’est maintenant au tour des petits français de The Great Divide. Enfin « petits français » il faut le dire vite, les gars ont quand même un titre sur leur album en featuring avec Scott Wade (CBK). Oui oui la classe, voir même la classe américaine. Les cinq frenchies n’ont vraiment pas de quoi rougir face à leurs compatriotes étrangers. En France aussi on peut faire du très bon Modern-Hardcore et le public qui est de plus en plus fourni devant la scène a l’air d’adhérer totalement. Le groupe fini son set en beauté en compagnie de Scott Wade pour leur morceau « Leave Tomorrow ».

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Les plus japonais des parisiens prennent maintenant la scène d’assaut. Rise of the Northstar déboule en tenues de Yankee (les loubards japonais) et masques anti-pollution sur le visage. Les mecs jouent le jeu à fond. Sinon musicalement – au risque de me faire lyncher- j’ai un peu l’impression d’écouter le premier album de Pleymo, sauf pour la voix. Je ne sais pas, il y a un truc qui ne passe pas. Peut être le fait que ce soit trop propre et précis ou les solos en tapping qui reviennent un peu trop souvent (ou reviennent tout court d’ailleurs). Leur machine est bien rodée et apparemment le public est plus que conquit. Ça commence à devenir sérieusement la baston dans le pit et le frontman n’est pas le dernier à les encourager en hurlant « LA BAGARRE » régulièrement au cours du set. Une bonne partie du public connait les lyrics et n’hésite pas à se hisser pour gueuler dans le micro. Donc je dois le reconnaître, Rise of the Northstar a effectué une bonne prestation, mais ce n’est définitivement pas ma came. MERCI L’EQUIPE !

Il est temps de traverser l’atlantique. Direction New York City en compagnie de Backtrack et son NYxHardcore à l’ancienne. Fini la chirurgie, place aux trippes. Dès les premières secondes, c’est la claque et durant 25 minutes les cinq ricains vont nous tabasser, entre riffs punk-hardcore ultras rapides et gros passages Beatdown, ils font dans l’authentique, le vrai. Pour moi ce groupe est vraiment la grosse surprise de cette soirée, malheureusement ils ont peu tiré la mauvaise place dans ce line-up. Au bout de trois sets relativement costauds une partie de la fosse était partie prendre l’air et les autres commençaient un peu à fatiguer. Peu importe, si le public ne vient pas eux, Vitalo (frontman) ira au public et passera un bon moment dans la fosse. Malgré une foule clairsemée Backtrack nous a livré un show brutal et intense dans la pure tradition Hardcore.

Comeback-Kid

Mon sac est calé sous la scène, mes mains sur les retours et je suis excité comme ta mère devant Top Chef. Les lumières s’éteignent et la voix de Johnny Cash résonne dans la salle, la scène reste vide durant quelques minutes puis la bande son s’évanouie, le groupe entre. Le début d’une guerre de 45 minutes. Scott Wade débarque un peu après les autres et nous nous prenons directement en pleine face « All in a Year ». Ça y est nous y sommes. Pour cette tournée exceptionnelle le groupe a récupéré sa formation initiale, Andrew Neufeld est retourné derrière sa guitare et Scott Wade a donc reprit le micro. Tout ça pour nous jouer tous les meilleurs morceaux de leurs deux premiers albums. L’ambiance dans la foule dégénère dès les premières mesures, la scène est prise d’assaut et les corps volent dans tous les sens. C’est assez rare et aussi extrêmement jouissif d’assister à un concert où tu sais d’avance que tu connaitras chaque titre par cœur. Pour une fois pas de surprise et c’est tant mieux. On est venu écouter ces morceaux qui nous ont rendu fous il y a déjà pas mal d’années, rien de plus. Les canadiens sont toujours aussi massifs, la SG de Jeremy Hiebert vole au dessus de nos têtes et une chose est sûre Scott a la rage. Putain le mec est déchainé, il grimpe sur les petits mecs du premier rang, jette son micro dans le foule et passe son temps la tête enfoncé dans la fosse. On se retrouve tous méchamment tassé sur les retours, tout le monde escalade ce qu’il peut ou qui il peut pour atteindre le micro de Scott et se faire entendre. Le groupe termine par le cultissime « Wake the Dead », la fosse perd tout contrôle, la scène est envahit, tout le monde reprend en chœur les « WAKE UP THE DEAD ». La chaire de poule et l’émotion s’empare de la salle. C’est bon nous pouvons mourir tranquille.

Setlist :

All in a Year

Give ans Take

Die Tonight

Talk is Cheap

Without Word

Changing Face

Partners in Crime

Always

Lorelei

False Idols Fall

Step Ahead

The Trouble I Love

Our Distance

Final Goodbye

Wake the Dead

Vidéo : Julien Benatar

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