Hellfest Day 3 : The last day of humanity

Après deux jours intenses et arrosés cette dernière ligne droite s’annonce un peu plus calme, et ce n’est pas plus mal. Cette dernière nuit au camping ne nous aura pas épargné et malgré une volonté de fer nous n’avons évacué la tente que sur les coups de midi. De plus aujourd’hui nous réalisons une interview du bassiste de Danko Jones vers 13h et nous sommes sur les rotules…

interview

RAF PENER et DANKO JONES

Pendant que d’autres aguicheurs se dirigent vers My Sleeping Karma, nous avons rendez-vous avec le bassiste de Danko Jones, John Calabrese pour une interview. Nous nous dirigeons vers le carré VIP. Sur notre chemin, nous rencontrons Roger. C’est grâce à cet homme que nous avons eu l’interview et c’est grâce à lui que nous sommes tous venus au fest. On le remercie de tout coeur ! Nous faisons connaissance aussi d’un autre blogueur, Ludovic, qui a l’air de connaître pas mal de monde dans l’espace presse. On discute un peu son et voilà qu’on m’annonce que l’interview ne se fera pas avec John Calabrese, bassiste de Danko Jones mais avec Danko Jones en personne… Si vous ne connaissez pas Danko Jones, pour vous résumer, c’est une formation canadienne jouant depuis 1996. Ils ont joué en première partie des Rolling Stones, effectué une tournée Européenne avec Motorhead et pleins d’autres trucs… Le frontman Danko Jones anime aussi des émissions de radio. Il est aussi rédacteur pour le Huffington Post Canada en plus d’être une rock star. Aujourd’hui, ce mec joue sur la Mainstage 1 juste avant le groupe de Jason Newsted, ancien bassiste de Metallica… Autant vous dire que la pression monte carrément d’un cran parce-que cet homme ne parle pas un mot de français alors que le bassiste oui et que notre interview… On l’a pas préparé en anglais… La plupart de mes questions passent à la trappe. On est obligé d’improviser… Au début, la situation devient délicate. Quelques secondes de blanc… Mais heureusement, Ludovic part chercher un traducteur qui n’est autre que Raf Pener, le chanteur du groupe T.A.N.K. ! Nous lui devons une fière chandèle. Grâce à lui, l’interview s’est déroulée normalement. Donc un grand merci à Ludovic et à Raf ! Merci les gars. Si tout se passe bien, une vidéo tournée par Ludovic accompagnera l’entrevue. On s’est tapé un bon coup de pression en ce début de matinée mais finalement tout est bien qui fini bien ! Allez une pinte de Guiness tout de suite s’il vous plait ! L’interview est en cours de traduction, on la mettra en ligne bientôt.

Pendant que d’autres luttaient au stand presse, d’autres aguicheurs se sont réfugiés sous la Valley pour un réveil des plus parfaits en compagnie de My Sleeping Karma. Le son est lourd mais pas agressif, ils installent une ambiance presque spirituelle sous la tente, on se laisse bercer. Ils remercient de façon remarquable le public qui les accueille à bras ouverts. On aurait presque envie de leur faire un petit câlin tellement les gars ont l’air touché par le triomphe qui leur est réservé.

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Le Bal Des Enragés ? C’est la fête ! C’est dans une Warzone quelque peu agrandie et blindée que les gars vont terminer le boulot de notre réveil. Non mais sérieux, ce truc est génial ! Un méga karaoké géant pour « hardos ». Ils doivent bien être une dizaine à tourner sur scène, les différents guitaristes et chanteurs se passent le relai entre les titres, sur scène le burlesque se mêle à la folie des musiciens. Durant 40 minutes – bien trop courtes – ils vont nous balancer un florilège de morceaux cultes allant de Rancid à Metallica en passant pas les Svinkels et Rage Against the Machine et ils finiront par le classique « Anti-Social » de Trust. Messieurs, mes cordes vocales ne vous remercient pas !

On part un peu avant la fin de ce bal déjanté pour ne pas rater une miette du show de Graveyard qui s’apprête à débuter sous la Valley. Surement l’un des concerts que j’attendais le plus lors de ce festival et malheureusement mes attentes n’ont pas été totalement comblées… Non pas que le groupe soit mauvais sur scène – bien au contraire –, c’est plutôt le choix de la setlist qui créa mon désarroi. Un set principalement composé de titres du dernier album, qui est à mon sens beaucoup moins bon que le cultissime « Hisingen Blues ». Ce live manque cruellement de gros tubes de ce second album, dommage. En dehors de ça, les mecs assurent grave et la voix de Joakim Nilsson déchire tout. Malgré ce petit problème de setlist ce concert reste exceptionnel !

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Après notre interview anecdotique, c’est au tour de Danko Jones de monter sur scène ! Le power trio Rock’n’rollesque retourne la Mainstage 1. C’est la première fois que je les voyais sur scène. Dans la liste des mecs du « Rock » à respecter il y a Lemmy de Motorhead, Josh Homme (Queens of The Stone Age, The Obsessed, Kyuss), Dave Grohl… Vu l’energie, le charisme et l’aura du frontman émanant de la scène, je pense que Danko Jones peut-être ajouté à la liste.

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Bon… Maintenant c’est au tour de Misery Index de passer sous la Altar, groupe de Death Metal aux influences punk hardcore et grindcore ! Nous avons déjà eu l’occasion d’écouter le groupe autour d’un barbeuc’ entre copaings ! Mais nous ne connaissions pas plus que ça. Tout ce que l’on savait, c’est que ça envoyait du pâté. Nous confirmons, ça envoie du gros pâté ! Riffs de bouchers, blast et double à gogo, passage lourd et puissant, pile ce qu’il nous fallait pour éveiller nos corps endormis par la fatigue et l’alcool. Nous partons avant la fin du set pour plier les bagages.

Après une expédition au camping pour charger la voiture en vitesse, nous retournons sous la Valley pour nous délecter du gros Rock’n’Roll / Heavy de The Sword. Voilà typiquement le genre de groupe dont j’entends parler depuis un moment sans avoir eu le temps – ou le courage – d’y jeter une oreille. J’avais tort ! Ces gars déboitent sur scène et enchaînent des riffs plus dingues les uns que les autres, ça groove grave et je me prends une méchante tarte. Encore une grosse découverte.

gojira

Fin d’après-midi ensoleillée sur la Warzone en compagnie des papas du Punk. Les anglais de Buzzcocks n’ont rien perdu de leur énergie et nous livrent un set pêchu avec toujours cette petite touche d’insolence anglo-saxonne. Pendant ce temps, Gojira prend d’assault la Mainstage 1 ! Le groupe est accueilli à bras ouvert. C’est vrai que ça fait plaisir de posséder un groupe de cette trempe et de cette envergure en France. Les basques enchaînent les titres qui tabassent Explosia, Flying Whales, le mythique Backbone enchaîné du très lourd The Heaviest Matter of The Universe, puis l’Enfant Sauvage, ou encore Remembrance… On sent que les frenchies tournent à mort à l’étranger. Pour les avoir vu il y a 10 ans en première partie de Aqme, Black Bomb A, et Apocalyptica au Printemps de Bourges, leur présence scénique est juste hallucinante ! La terre a tremblé.

La terre a tremblé sous Gojira mais là nous tombons carrément dans les tréfonds des volcans des abysses avec l’un des groupes mythiques de la scène Black Metal : Dark Funeral. J’ai tout de suite été bluffé par la rapidité d’exécution de la double de Dominator, batteur du groupe. Ca traçait à mort, la technicité des musiciens de ce groupe est impressionnante. Si vous êtes Black metalleux et que vous n’avez pas encore vu ce groupe (tout comme Immortal), c’est simple, fonçez !

Annoncé comme l’une des grosses têtes d’affiche du dimanche Danzig jouera finalement en début de soirée à la place de Ghost – Ghost récupérant donc le créneau sur la Mainstage –  sous la Valley. Le groupe souhaitait pouvoir reprendre la route assez tôt apparemment. C’est donc un gros show avec décors et effets visuels auquel nous assisterons ce soir. La foule est à donf face à cette légende qui est accompagné par son compère des Misfits, Doyle. Sur scène les morceaux sont très groovy et lorsque le Maître s’exprime la magie opère. Le diable était parmi nous.

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Nous clôturons ces trois jours de folies par un show très attendu au vu du nombre de T-shirts Ghost croisés au cours du festival. Initialement  prévu sur la Valley plus tôt dans la soirée, Papa Emeritus II et ses Nameless Ghouls se voient offrir le dernier set de la journée sur la Mainstage 02. Le seigneur y est peut être pour quelque chose. Bonne surprise, le son du sextet suédois est clairement plus lourd en live, les 6 monstres encapuchonnés ne nous épargnent pas. L’intro terminée Papa Emeritus II fait son entrée sur la grande scène saluant ses fidèles venus en nombre. Seconde bonne surprise, même en live la voix est quasi parfaite et les titres prennent toute leur ampleur lorsque vous êtes face à cet invocateur maléfique accompagné de ses disciples. Ils alternent les morceaux de leur premier et second album à la perfection. Seule une coupure de son générale viendra troubler la messe noire de ce soir – ce qui donnera lieu à une scène assez hilarante et surréaliste – Sous la pleine lune ils vont nous offrir un superbe show qui viendra mettre le point d’orgue de ce week-end maudit par les dieux.

public

Pour conclure, nous remercions Roger et Hellfest de nous avoir permis de vivre à 100% cette expérience. Cette édition était top, l’organisation bien mieux cadrée que l’année dernière (on attendait pas 30min pour aller faire nos besoins). On remercie Raf Pener du groupe T.A.N.K et Ludovic pour le bon déroulement de l’interview avec Danko Jones. On remercie aussi la bouffe s’améliorant d’année en année, une mention spéciale pour la tartine de l’enfer qui nous a aidé à nous maintenir éveillé (…et la bière aussi). L’ambiance était au top, les bénévoles, festivaliers et les mecs de la sécu chaleureux, toujours le sourrire aux lèvres. C’est vraiment très agréable de passer un fest dans ces conditions. Au bout de trois jours, nous pouvons vous dire que nous sommes sur les rotules, le retour fût difficile… Même en écrivant ce report, on s’en remet encore. Une superbe expérience ! En espérant la réitérer avec l’organisation du Hellfest l’année prochaine.

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Community Manager Freelance - Bûcheron chez Totolo Label - Fondateur chez L'Aguicheuse - Batteur, frappeur, décrasseur de tympans - Fan de metal extrême.

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