Jack and the bearded fishermen – la tempète post-rock

 

Jack and the bearded fishermen © Antonia Enos

Le 6 octobre dernier, le capitaine Jack a amarré son navire aux quais brumeux du Havre. Troquant bière contre whisky, ces vieux loups de mer sont venus se réfugier dans la taverne du Mac Daid’s et conter le récit de leurs tourments à travers les mers.

Simples habitants de Besançon en apparence, les membres du groupe n’ont ni jambes de bois, ni barbe iodée de pécheur mais ont belle et bien l’esprit hanté par les démons des fonds marins. Quand le show Stoner and Noise commence, nous nous laissons absorber par un tourbillon d’images de lutte entre le capitaine Achab et Mobby Dick en pleine tempête post-rock.

Avec leur album Places to Hide, Jack et ses bearded fishermen nous emmènent à la recherche du spectre de la baleine blanche. Une fois montés à bord du rafiot et de son pont grinçant, une course effrénée commence. Immédiatement plongés sous une averse de guitares crissantes, vrombissantes,  entre roulements de tambours et roulements de vagues, la batterie nous martèle l’esprit, une voix perdue, plaignante nous appelle à l’aide. On se retrouve comme happé par une vague de puissance sonore. On se balance d’avant en arrière suivant le rythme incessant de la batterie, brute, têtu, comme le va et vient de vagues qui se fracassent contre la coque.

Jack and the bearded fishermen © Antonia Enos

À travers une voie lointaine, comme source d’écho, le groupe nous dépeint l’expédition de Scenario, les cordes sont aigres et stridentes presque incisives, la voie obstinée et intraitable, celle de Room Until The End, une aventure pleine de tourmentes et de panique avec des guitares qui nous crient dans les oreilles et nous bousculent. Ou encore celle de Between the Ghost l’histoire hantée de l’épave errante, aux airs de train fantôme et aux sonorités âpres. Le tout accompagné de quelques références musicales comme la petite dédicace de l’Immigrant Song des Zeppelin dans Invisible Song.

Une fois la spirale Jack And The Bearded Fishermen terminée, on se rend bien vite compte de la claque qu’on vient de prendre, et ça brûle comme on aime.

Check leur Bandcamp : jackandthebeardedfishermen.bandcamp.com

Crédit photo :  Antonia Enos

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