Kids Insane, la démence punk.

Rien de tel qu’un petit, mais bon, jouissement hardcore pour commencer l’année. C’est ce que nous a donné le concert de Kids Insane organisé par les Wwannafu au Mac Daid’s fin août.

Alliez folie au hardcore et vous aurez quelque chose qui représente les Kids Insane. Mais c’est pas encore ça.

Venus tout droit de Tel Aviv (Israël), le quatuor est composé de Corey au chant, Asimon à la guitare, Nadav à la basse et de Yoni à la batterie. Sur la route depuis 2010, les quatre israéliens parcourent le continent d’un bout à l’autre, de façon plus ou moins ordonnée, pour nous faire le spectacle de leurs prestations enfiévrées. En tournée depuis fin juillet, ils ont choisi Le Havre pour clôturer leur excursion, le 31 aout dernier, avant de rentrer faire une ultime date pour leur retour à la maison, en Israël.

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Enfants de la démence de Black Flag, Kids Insane ménage un Punk Hardcore saupoudré d’énergie Trash Talk à se marteler la tête contre les murs dans l’harmonie du Punk Rock de Refused.

Dégageant une aura torturée et une portée de damnés, le chant aigre de Corey sonne comme les prêches de la décadence du monde. C’est de leur esprit musical tourmenté qu’est sorti leur LP « All Over » qui fait la démonstration d’un groupe spécialement captivant.

Kids Insane a vraiment quelque chose de particulier, un aspect de délire duquel émane une ambigüité intrigante, à la foi antipathique et fraternelle.

Leur son se forme dans le martèlement incessant d’une batterie fracassante, dans le crissement des guitares, dans le cri et la frénésie d’un chant fiévreux (« Hanged Drawn And Quartered »).  Parfois lourd et pesant, d’autre fois véritable bulldozer musical, le corps instrumental du groupe est puissant et ne rechigne pas.

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La face B de la galette est la plus addictive. Dans l’égarement premier de « Story Of A Lonely Street« , l’atmosphère lourde et sombre des guitares graves au possible, ajoutée à l’énergie abrasive du morceau et à ses moments de latences, déploient un chant qui scande des paroles venues tout droit d’Israhell. Le flow instrumental du groupe est incessant, des tonalités à la Rat Attack (époque « This Is Art ») se font entendre dans « Fix It » et ses guitares incisives; « Same Shit, Different Scene » est un véritable tsunami sonore, déterminé et ravageur dans un aspect punk primitif et un chant vilipendant. La psychose du groupe nous emmène  dans un Las Vegas Parano hardcore, dans une hystérie rugissante de « Wrecking Balls », qui est tout simplement instoppable.

Comme l’ont exprimés les Brian Jonestown Massacre : « Thank God For Mental Illeness« , et les Kids Insane viennent nous conforter dans cette idée; la musique n’est certes pas la même, mais l’esprit y est bien, au grand dam de la raison.

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http://youtu.be/CtWXtFliL1U

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