Le MOTOCULTOR 2014, c’était trop bien !

motocultor fest

Hey ! On vient d’arriver au Motocultor festival. Oui, je sais nous sommes le jeudi soir mais nous avons hâte, alors dès 18h, la voiture est posée et nous ouvrons les premières bières – comme tout le monde.

Le parking est juste à coté de l’entrée du site, parfait, tout comme le camping. Camping où nous apercevons les premiers rouleaux de papier voler dans les airs. On se divertit comme on peut… En effet, l’attente est de 4h pour entrer planter sa tente, fouille oblige. Tant pis, ce sera en nocturne.

On se familiarise, on fait connaissance avec ses voisins, un retrouve des amis et on boit. Il n’y a que ça à faire en attendant le début des festivités !

Vendredi 15 août 2014

Et on commence le premier jour de boucherie à 13h avec The Great Old Ones sur la Supositor Stage (la petite). Il fallait le faire de la part du Motocultor d’ouvrir avec ce groupe venu de Bordeaux proposant un Black Metal ambiant et atmosphérique.

La musique dense, et limite planante, de nos 5 individus a freiné quelques mosheux encore alcoolisés de la veille. Cependant, de plus en plus de monde vient se poster devant la scène afin de s’imprégner de l’ambiance proposée.

Les musiciens sont rigoureux et concentrés pour nous faire découvrir leur dernier opus datant d’avril 2014 où la mythologie lovecraftienne reste ancrée.

Quelques petits cafouillages au niveau du son, premier concert oblige, mais le groupe a déjà mis tout le monde d’accord : cette année, il y aura du bon et des découvertes merveilleuses, comme en ce moment.

13h45. Dave Mustage. Juste le temps de changer de scène, tout est parfait. Sauf le temps, justement, le ciel est bien voilé et nous nous demandons si la pluie ne va pas tarder à s’abattre sur nous.

Essayons de nous réchauffer autour de Temple Of Baal. Groupe de Black Metal français actif depuis plus de 15 ans avec leur 4 albums. Voyons si la puissance et la technique de leur compos se fait si bien ressentir en live.

Nous voyons le groupe arriver très concentré. (il va falloir se calmer, on ne m’avait pas dit que le Motocultor était une audition pour désigner le groupe le plus sage.)

Le temps aidant, le mal approche et cause des problèmes de son sur les deux premiers morceaux.

Nos parisiens auront mis l’ambiance et réchauffé l’atmosphère.

Amduscias (chant) ne manquera pas de dédicacer «Slaves to the Beast» aux extrémistes religieux.

Nous nous sommes baladés entre Black, Death et même Thrash : cela donne soif. Que dis-je ? Les cieux choisissent la fin de ce concert pour ouvrir les vannes !

Setlist :

Traitors to Mankind

Angstgeist

Slaves to the Beast

Golden Wings of Azazel

Hate Is My Name

Walls of Fire

Les scènes se bâchent, les glissades dans la boue commencent, des chants bon enfant résonnent, certains reçoivent les premières tartes de terre dans la gueule, les festivaliers sont de plus en plus nombreux.

Ambiance idéale pour un groupe comme Huata, groupe de Doom.

14h35. Supositor Stage.

Les bretons de Huata nous servent des compositions occultes et moroses depuis 2006. Autant vous dire qu’ils sont sur scène comme chez eux. Et ça en surprend plus d’un.

Le clavier et la basse ont une forte présence mais pas autant que leur maitre de cérémonies, vêtus d’une aube et d’une étole pour l’occasion.

Pas grand chose à redire : le Doom a trouvé sa place au Motocultor. Mais aujourd’hui, la pluie aussi. A force d’invoquer les dieux, ils vous pissent dessus.

Tout le monde s’engouffre sous les tentes de l’Extrem Market.

Comme tout métalleux aimant la bière, nous espérons que l’eau ait disparue pour…

T.A.N.K. 15h20. Dave Mustage.

Il n’en est rien ! La pluie fait même sauter le courant de la grande scène. Le Motocultor désire que les franciliens annulent leur set. Il n’en est rien là non plus. Le groupe de Death Metal âgé de seulement 2 ans essaye de conserver le public à bonne température jusqu’au retour du soleil et du son !

T.A.N.K. va rattraper le temps perdu. Leur énergie et leur Death Melodique provoque le premier wall of death du festoch sur « Beautiful Agony », un circle pit sur « Disturbia » et du mosh, du mosh, du mosh pour un public assez jeune.

Setlist :

The Raven’s Cry

T.A.N.K 09′

Beautiful Agony

Disturbia

Brother in Arms

Le terrain est trempé, la boue règne et nous allons vers la Supositor stage en évitant de marcher dedans. Oh merde ! Quoi ? Pied gauche ?! Ca va…

Havok. 16h05.

Que dire ? Que dire sur mon groupe favori de la nouvelle vague Thrash ?!

Les ricains de Denver sont remarquables dans leurs compos, leurs shreds, leurs riffs, leur show, et ce depuis 2004.

Havok va clore aujourd’hui sa tournée européenne et son florilège de festivals (festivaux ?!) en fidélisant les connaisseurs et en augmentant le nombre de leur fans.

Rien que la voix de David Sanchez faisant ses « Check ! Check ! » rageurs pendant la balance est un moment à part entière.

Le show est lancé, le headbang commence, les slams aussi, amusant les musiciens qui restent calés rythmiquement.

Ca groove, c’est technique, ça envoie de la bûche sévère… Vous avez compris, je m’arrête là. Même le soleil est revenu sur Saint Nolff !

Setlist :

Covering Fire

Point of No Return

Give Me Liberty…or Give Me Death

I Am the State

From the Cradle to the Grave

Under the Gun

D.O.A.

Unnatural Selection

Time Is Up

Mononc’Serge. 16h55. Dave Mustage.

Une des qualités du Motocultor est son éclectisme. Eclectisme de la programmation.

En effet, après les thrasheurs, nous voici face à un québécois et à sa guitare, bien décidé à nous faire oublier la pluie avec son rock acoustique humoristique.

L’heure pour moi d’écouter notre ami en fond oscillant entre le merch… et le bar.

Santé !

Dawn Of Might. 17h45. Supositor Stage.

Sortant d’interview avec Havok, je tombe au milieu du set de ce groupe de Death Metal vainqueurs du tremplin Bretagne/Loire Atlantique !

Je reste ancré dans le sol jusqu’à la fin de leur show.

Des influences se font très vite reconnaître, Pantera par exemple, mais la bande du Finistère nous sert en plus un Death tantôt technique, tantôt puissant, enchaînant les titres sans l’ouvrir.

Le groupe n’a pas à rougir : ils oeuvrent depuis 10 ans (un seul album : « Implosion », 2013) et leur place sur la scène est tout à fait méritée.

Cependant, il faudrait peut-être « revoir » le jeu scénique, enlever quelques balais et montrer un peu plus les dents. Les festivaliers sont chauffés pour le prochain groupe…

Très bonne découverte de cette édition, merci Motocultor !

Dagoba. 18h30. Dave Mustage.

Le concert « chantier » de la journée : bain de boue pour tout le monde, du mosh, du circle, du wall, du cri, de l’eau, de la bière autant dans la fosse que sur scène !

Les marseillais de ce groupe de Death Indus sont, en plus, connaisseurs du Motocultor.

Tout le monde est déchaîné. C’est la guerre. Je vais retirer ma pension d’invalidité au bar et regarder ça de loin…

Avec quelques bonhommes littéralement couverts de boue devant la Supositor Stage, cette dernière n’a jamais aussi bien porté son nom.

Et c’est exactement l’ambiance recherchée pour le prochain groupe : Andreas & Nicolas.

19h25. Deuxième gros contraste de cette première journée au Motocultor !

Duo loufock de super chansons barrées !

Les deux ahuris avaient précédemment officié dans Ultra Vomit et Rage Against The Peppers.

Moment rigolard, drôlissime, tout le monde en peignoir sur scène (et certains dans la fosse.)

Déco et accessoires en tout genre font partie du spectacle.

Et moi, je suis parti faire un petit tour de parc. Car il fallait bien une corne à boire accrochée à ma ceinture pour aller voir :

Ensiferum. 20h15. Dave Mustage.

C’est (encore) avec des problèmes de son que les finlandais nous ont proposé leur Viking/Folk Metal Epic ! Tout de kilts vêtus et de torses dévêtus, le groupe propage une bonne humeur sur le site du festival.

Les gens dansent, les pichets se remplissent, les trompes sonnent et si vous êtes loin de la fosse, vous pouvez admirer des bouses voler de part et d’autre de la scène.

Les membres du groupe sont assez statiques mais cela ne pose aucun problème à l’heure de l’apéro. Entre jardin d’enfants et véritable ambiance festivalière, le dernier morceau reprend un passage de Guillaume Tell, l’opéra de Rossini.

Setlist:

Symbols 

In My Sword I Trust 

One More Magic Potion 

From Afar 

Token of Time 

Blood is the Price of Glory 

Twilight Tavern 

Burning Leaves 

Iron 

William Tell Overture Finale 

Le soleil est couché. Ca annonce la suite.

Je m’en crame une et vais voir :

Cancer. 21h10. Supositor Stage.

Première date en France pour les anglais de Cancer arrivant de justesse afin de remplacer Death Angel. Le groupe a servi du Death Metal Old School (et pour cause, ils viennent de se reformer pour promouvoir la réédition de leur trois premiers albums). Aucune vague violente dans la fosse, cependant tout le monde est obligé de se briser la nuque sur des rythmiques accrocheuses et franches. Leur musique est authentique et pure comme les membres du groupe qui filent les morceaux simplement mais sûrement.

Authentique je vous dis ! Respect ! Cancer, Fucking Cancer !

Setlist :

Cancer Fucking Cancer / Witch Hunt

Death Shall Rise

Into the Acid

Die Die

Tasteless Incest

To the Gory End

Body Count

Burning Casket

Hung, Drawn and Quartered

Deathroned Emperor

Entombed A.D.. 22h05. Dave Mustage.

Les suédois d’Entombed A.D. (initiales ajoutées après un conflit entre les membres du groupe de base Entombed – je pense que vous aviez fait le lien -) nous ont servi quelques titres Death Metal de leur dernier album (et premier avec cette formation). Sans oublier certains classiques.

Et j’avoue que ça m’a surpris. Gras, perçant, lourd comme je l’aime, leurs riffs, sons et musique m’ont fait comprendre que le groupe n’était pas mort. Il ne reste que Lars Petrov de la formation initiale, cependant les autres musiciens sont bien présents et le font comprendre à un public très attentionné.

Entombed est encore là et il est content d’être là ! Le frontman fait participer le public et s’offre tout entier dans le micro !

Il n’y a pas à tortiller du cul pour chier droit au Motocultor !

Setlist :

Pandemic Rage

I for an Eye

Revel in Flesh

To Ride, Shoot Straight and Speak the Truth

Living Dead

Out of Hand

Kill to Live

Wolverine Blues

Eyemaster

Waiting for Death

Chief Rebel Angel

Left Hand Path

Supposed to Rot

Trollfest. 23h05. Supositor Stage.

J’annonce : ça me l’a pas fait.

Un show Folk Metal costume bourré accessoirisé papaoté que j’ai zieuté depuis la fosse de l’autre scène attendant la tête d’affiche du soir.

Yer mat (à la tienne) quand même.

Les gens s’impatientent vraiment autour de moi. Nos – tout de même – amis norvégiens vont devoir s’arrêter et laisser place à…

Kreator. Minuit. Dave Mustage.

Ok ils jouent le même set de la tournée. Ok, on les a vus une fois, c’est la même la deuxième. Mais qu’est ce que ça fait du bien !

Nom mythique du thrash et sur le podium des allemands thrasheux (avec Sodom et Destruction), Kreator en a encore sous le capot ! Aucun poil ne dépasse, tout est clean et répété – peut-être trop pour certains : même discours, demande de circle pit pendant tel morceau, pot pourri à base de Michael Jackson et Judas Priest, balade sur les différents podiums, projection de fumigènes, etc.

Mais tout cela fait son effet. Que nous voyions les fleurons du Thrash en 1982 ou maintenant, pour la première fois ou la 666ème, il n’y a rien à redire. Est-ce dommage ?

Une chose est sûre, le concert fini, le froid revient vite. Les odeurs de bouffe mêlées à l’humidité donnent plutôt envie de se tirer… C’est fini, je me les caille, je vais aller me pioncer après cette très bonne première journée.

Mais ça, c’était avant d’entendre le premier accord de…

Setlist :

Mars Mantra (off)

Phantom Antichrist

From Flood into Fire

Coma of Souls / Endless Pain

Pleasure to Kill

Hordes of Chaos

Phobia

Enemy of God

Civilization Collapse

The Patriarch (off)

Violent Revolution

Flag of Hate / Tormentor

Until Our Paths Cross Again (off)

Malevolent Creation. 01h05. Supositor Stage.

À la fin d’une journée aussi épuisante que celle-ci, se terminant par un excellent show de Kreator, il n’y eu que Malevolant Creation pour vous en coller une bien violente en pleine poire !

Je me suis littéralement brisé la nuque pendant une heure comme un con devant la scène.

Pourtant beaucoup de personnes sont parties après Kreator et il ne reste que des acharnés devant le groupe ricains de Death Metal. Que nous avons bien fait de rester écouter un groupe de 25 ans de carrière. C’est brutal, c’est technique, c’est old school, c’est parfait !

Sur scène, nos amis bourrins sont excellents et tellement violents qu’ils m’ont tenu éveillé quelques moments après la fin de cette journée du 15 août. Je commence à comprendre pour quoi c’était un jour férié…

Comment ? Il reste deux jours ? Putain. Mon salaud ! Ca va être compliqué de garder ce niveau…

Allez, Santé et bonne nuit !

 

Samedi 16 août 2014

Deuxième jour introduit par Yugal, groupe de Death/Thrash à tendances orientales du pays (Vannes). 13h00. Supositor Stage.

Ça coupe de bonnes tranches de gras, ça incise. Vraiment, bravo les gars, on voit que vous êtes contents d’être là. Ceci pour notre plus grand plaisir. La journée commence très bien. Ces premiers décibels ont fait fuir les nuages. Le soleil s’est installé pour de bon. Il fait déjà bien chaud. Mais ce n’est pas pour autant que l’alcool s’évaporera plus vite et que l’eau tombée de la veille aussi, laissant à certains endroits le site de Kerboulard défoncé comme un champ de mines.

Flying Donuts. 13h45. Dave Mustage.

Vous connaissez sûrement ce groupe de punk. Et oui, en ce samedi 16 août, le Punk est à son apogée au Motocultor festival. Donc je sens que je vais avoir quelques temps de libre pour boire des coups, visiter Saint Nolff, boire des canons, passer mes interviews, boire des godets, déjeuner, boire des verres, visiter le merch à nouveau, boire…

Pour l’histoire : Flying Donuts est formé depuis 1996 et est l’un des groupes les plus importants de la scène indépendante française.

Cobra. 14h35. Supositor Stage.

Groupe de Punk français adepte d’un second degré, leur objectif : tout détruire. Leur musique est composée de riffs lancinants, au croisement du hardcore et du punk une immersion totale dans un monde où l’espoir n’a plus lieu d’être. (cf programme).

Et moi, pendant ce temps là, je visite Saint Nolff, vois le café tabac plein et les palettes de bière de la supérette partir comme des petits pains. Les festivaliers lui auront fait son année.

Aaaah, c’est beau. Le soleil, des enfants jouent avec un chat dans le parc du village, pleins de gens habillés en noir, le sourire aux lèvres errant parmi les habitants…

Petite balade dans les bois pour retourner sur le site du festival, très bonne idée et très bonne organisation de la part du Motocultor.

Enemy Of The Enemy. 15h20. Dave Mustage.

Oui, c’était prévu Carnival In Coal mais il y a eu un changement.

Voici le groupe français ayant terminé second lors du Headbang Contest.

Ce changement et le style particulier du groupe appelle la pause déjeuner/goûter de certains festivaliers.

En effet, pauvre de moi, mon oreille n’a pu s’adapter au genre « original » de Enemy Of The Enemy : mélange de Slipknot, Pantera, Ministry, Korn, Reggae, Ska, Clam, Rap. Je ne dois pas être loin.

Cependant, le groupe a attiré bien des curieux grâce à leur puissance scénique, et leur richesse précédemment énoncée.

The Decline. 16h10. Supositor Stage.

Bon, bah, ça sent le Punk encore. C’est comme ça.

Ces mecs étaient bons, le chanteur se claquant la gueule pour se donner de l’entrain en arrivant sur scène.

Ils ont déversé un Punk Rock Folk Country bien mélodique. Bref, le groupe était à fond, pas moi. Je vais remplir mon verre.

Brother Dege. 16h55. Dave Mustage.

Pendant mon interview avec Benighted, j’ai entendu une nette différence de son, soudainement.

Après avoir recueilli les propos de nos maîtres du Brutal Death français, je marche, vite, pour savoir ce qu’il se passe sur scène. J’entends maintenant de plus en plus une gratte résonator et une voix qui m’est assez familière…

Je découvre un havre de paix.

Voici un grand souvenir de ce Motocultor : grâce à l’éclectisme de la programmation, nous pouvons vivre des instants comme celui-ci.

Sous le soleil, les festivaliers étaient pour la plupart allongés à profiter de ce moment. Personne ne parlait fort. Tout le monde était envahi par Brother Dege, guitariste Folk. A sa voix, on se doute qu’il a fait ses gammes dans un ranch au Sud des Etats Unis pour aujourd’hui être dans la b.o. du film Django Unchained, réalisé par Quentin Tarantino.

Un moment précieux que mes mots ne pourront jamais décrire. C’était beau…

Carnival In Coal. 17h45. Supositor Stage.

Groupe avant-gardiste de la scène Metal française avec dans leurs rangs des anciens membres de groupes tel que Gorod, Mercyless ou encore Loudblast.

Ca change du Punk, pionnier de la journée.

La musique de Carnival In Coal est tellement riche qu’on ne pourrait la définir, passant du Funk au Death en un temps record.

Mais il en faut plus pour déstabiliser les festivaliers qui ne peuvent s’empêcher de bouger en ce samedi après-midi, surtout quand débarque Stephane Buriez de Loudblast sur scène afin d’accompagner le groupe sur la chanson «Maniac».

Plus loufoque que ça, c’était l’internement pour les membres de Carnival, heureusement pour eux, Benighted arrive…

Setlist :

In Darkness Dwells Vice

Entrez le Carnaval

Got Raped

Yeah, Oystaz

She-Male Whoregasm

XXX Dog Petting

Maniac

Benighted. 18h30. Dave Mustage.

Première venue au Motocultor et je pense que toutes les personnes qui étaient dans un périmètre de 5 kilomètres vont s’en rappeler…

Mais avec le changement de deux membres entre le Hellfest et le Motocultor, le groupe vous tarte tellement la tronche que ça va être dur de faire encore plus fort la prochaine fois.

Certes le début du show est limite : sûrement dû à la puissance du groupe, le mur d’enceintes droit se coupe. Il faudra quelques minutes avant que le problème ne soit réglé.

Julien Truchan, toujours pieds nus, nous sort des voix inconnues du monde humain.

Olivier Gabriel est toujours aussi heureux de jouer, faisant le derviche tourneur pour le plaisir.

Et Kevin Foley… Bah, Kevin Foley, quoi.

Niklas Kvarforth de Shining est en guest sur le dernier album de Benighted. Il traînait dans les parages, son groupe jouant le soir. Il est venu sur scène accompagné de son Jack offrir sa voix (?) sur «Spit».

Personnellement, je pense qu’il n’était pas obligé.

Benighted, eux, ont retourné le pit comme à leur habitude. La base.

Setlist :

X2Y

Noise

Let the Blood Spill Between My Broken Teeth

Experience Your Flesh

Carnivore Sublime

Fritzl

Collection Of Dead Portraits

Spit

Slaughter/Suicide

Slut

Benediction. 19h25. Supositor Stage.

Tu veux rester sur du Death ?! On va rester sur du Death ! Ca a commencé en 1989 cette histoire, autant te dire que c’est du old school mais ça remue toujours autant. Et ce ne sont pas les visiteurs du Motocultor qui me contrediront ! Ca wall, ça pit, ça dégueule, les anglais savent mettre l’ambiance ! Les gus de Benediction sont très proches du public bouillonnant du Motocultor.

C’est lourd, c’est brut, il n’y a pas grand chose à redire.

Tagada Jones. 20h20. Dave Mustage.

On ne présente plus ce groupe de Punk français : ça fait 20 ans qu’ils sont la.

Pourtant c’est ce que je vais faire parce que c’est tout ce que vous aurez sur eux !

Ils sont bretons et s’exportent dans toute la France, et même à l’international. Ceci grâce à un Rock Punk teinté de Metal. Mélange particulier.

Visiblement, les gens ont kiffé.

Setlist:

De L’Amour Et Du Sang

Instinct Sauvage

Le Chaos

Yech’Ed Mat

Descente Aux Enfers

Tout va bien

Zéro De Conduite

Cargo

Les Compteurs à zéro

Vendetta

Dissident

Superpunk

Karim & Juliette

Mumakil. 21h15. Supositor Stage.

Ça grind et ça décrasse ! Putain de bordel de merde, file-moi à boire !

Il a fallu que le seul groupe de Grind du festival tombe pendant la journée Punk : ça se remarque et ça tache !

Déjà à court de munitions pendant l’interview (effectuée dans les minutes suivant leur arrivée) c’est un peu chargé que les suisses montent sur scène. (Même s’ils avaient encore soif !)

Ça trace ! Du moment que tout le monde s’arrête en même temps à la fin…

Ça trace tellement que il n’y a pas assez de morceaux pour boucler le set (rappelons que la plupart des morceaux font 1 minutes 30.) Nous avons donc eu droit à l’humour de Tom, le chanteur. Humour aussi gras que leur son.

Mumakil n’était pas content d’avoir fait 8h de route et de n’avoir que 3 coupons-boisson.

Mais moi, j’étais tellement heureux de les voir abattre si bourrinement le set.

Malgré tout, tout le monde était content. C’était dévastateur. C’est passé trop vite, c’est ça le Grind !

Les Sheriff. 22h05. Dave Mustage.

Le problème quand on adore le grind et moins le Punk et si en plus vous venez de voir Mumakil, vous allez récupérer… récupérer quelques boissons et faire une pause.

GBH. 23h05. Supositor Stage.

Idem.

Behemoth. 00h00. Dave Mustage.

Minuit, heure du crime… Pas comme nous pouvions l’imaginer…

Juste à la fin des deux heures de set des punks français et anglais, l’organisation du Motocultor monte sur scène pour l’ouvrir et faire taire les rumeurs qui circulaient : les stuffs des polonais de Behemoth sont bloqués à l’aéroport. Entendez par là : matériel, instruments, décorum, costumes, maquillage, la totale !

Ceci ne découragera pas les membres du groupe pour nous offrir un show extrêmement particulier et unique divisant les festivaliers en deux parties.

Tout de jeans et de sweats à capuche vêtu, lunettes de soleil en plus, le groupe à su envoyer la terrine, sans les artifices habituels, offrant un concert authentique et sincère.

Pour d’autre : Behemoth n’était pas là ce soir. Les artifices ne sont pas, ok. Le son n’est pas le leur, ok. Mais une atmosphère particulière régnait pendant ce concert… Laissant indifférentes et déçues certaines personnes…

Setlist :

Blow Your Trumpets Gabriel

Ora Pro Nobis Lucifer

Conquer All

Christians to the Lions

The Satanist

Ov Fire and the Void

At the Left Hand ov God

Alas, Lord Is Upon Me

Decade of Therion

Chant for Eschaton 2000

O Father O Satan O Sun!

En parlait d’indifférence et de déception, allons voir Shining. Enfin, voir… voir est un bien grand mot.

Shining. 01h05. Supositor Stage.

«Connard» serait l’unique mot pour résumer ce concert. Je vais tout de même développer…

Avant toute chose, je ne parlerai pas de la musique de Shining, que l’on sait très bonne, très rigoureuse mais que nous ne pouvions apprécier face au spectacle que nous «offrait» Niklas Kvaforth (le chanteur) à lui tout seul.

Rappelons qu’au Hellfest, l’individu avait bu 1/4 d’une bouteille de Jack et dégueulé la même quantité, le tout en 5 minutes. Il ne cessait de cracher sur le bassiste et avait écourté la performance des suédois à 25 minutes.

Revenons dans les champs de Kerboulard… Non, la bouteille de Jack n’est pas le problème. Elle est ici inséparable de Niklas, tout comme de Lemmy, mais ce n’est pas la bonhommie que nous allons récolter ce soir…

Allez, viens par ici le photographe que je t’arrache les cheveux, viens par là un autre que je te crache dessus, je dévisage les spectateurs de manière hautaine avant de leur faire des doigts, je les insulte aussi.

Les spectateurs vont vers la sortie du site. Je fais de même, en me demandant comment ce parfait salaud était encore debout et que personne ne lui avait encore pété les genoux.

Quelques minutes avant de dormir, j’entends la voix au loin de Julien Truchan (chanteur de Benighted) venu lui rendre la pareille. Rien à voir : pendant un morceau, un véritable chanteur était sur scène. Seul point positif.

Sur ce, le dernier jour va être dur, très dur…

Dimanche 17 août 2014

Très peu dormi cette nuit, et je ne suis pas le seul, le samedi soir est sacré visiblement. Tout le monde en a profité pour faire la fête, à moins que ce ne soit pour oublier la prestation de Shining. Aujourd’hui dimanche, dernier jour, il va falloir en profiter… Si on peut. Une petite sieste ne fera pas de mal cet après-midi. Nous verrons plus tard… Allez, petit déjeuner à la bière et direction :

Anticorpse. 12h. Dave Mustage.

Un autre groupe breton proposant un Death/Black de bon matin.

Le groupe était motivé pour appâter certains festivaliers restés aux alentours de la scène (dimanche matin oblige). Cependant, certains membres d’Anticorpse étaient un peu trop statiques.

La musique, elle, fut bonne. Très bon réveil. Merci à vous.

Mobütu. 12h45. Supositor Stage.

Si certains n’étaient pas réveillés jusqu’alors, c’est maintenant chose faite !

Putain que c’est bon ce groupe ! Du Rock’n’roll à la Motorhead. C’est simple, c’est clair, c’est efficace. Le bassiste chanteur (original, tiens !) est surdopé et bien drôle. Vraiment parfait pour nous encourager à affronter cette dernière journée et faire bouger nos sacs d’os pour la première fois aujourd’hui.

Mille merci à eux. Ils vont droit au but pour notre plus grand plaisir.

Headcharger. 13h30. Dave Mustage.

Presque rien à dire sur les stoners normands. Efficace, droit. Voilà.

Quantice. 14h15. Supositor Stage.

Les concerts s’enchaînent laissant peu de temps pour aller prendre l’apéro. J’arrive donc pendant le set des français power métalliens. J’ai cru arriver pendant un carnaval progressif. Je suis retourné boire une bière…

Church Of Misery. 15h. Dave Mustage.

Yes. Je dis oui. Du doom parfaitement calibré joué par des membres d’origine japonaise depuis 1995. Tout le monde a été très réceptif à leur musique et à leur look patte d’eph.

Inquisition. 15h55. Supositor Stage.

Il est vrai que le duo colombien d’Inquisition enchaîne les dates et les festivals en ce moment. Il était impossible qu’ils ne s’arrêtent pas sur le territoire breton.

Le groupe est en selle depuis 1988, autant vous dire que c’est le Black Metal du festival. Sortez les corpse paint et mettez deux têtes de bouc en guise de décor.

Le groupe a turbiné, il sait ce qu’il fait. C’est droit, carré, du bon Black en guise de quatre heures qui réjouira les oreilles de tout le monde.

Koritni. 16h45. Dave Mustage.

Naïve. 17h35. Supositor Stage.

Désolé, mais nous ne sommes que des humains… Je suis de sieste pendant ces deux groupes. Rassurez-vous, j’avais mis un réveil pour :

Obituary. 18h20. Dave Mustage.

Le temps d’enfiler une veste (le ciel se couvre) et d’enfiler une bière, me voici à attendre un des groupes pionniers du Death Metal.

Ca cause beaucoup avant le concert : le matériel est arrivé juste à temps, on espère qu’ils seront en forme car ils jouaient la veille, sont partis tôt ce matin, ils ne feront pas de dédicaces, etc.

Mais c’est en pleine forme et soucieux de bien faire le boulot que les floridiens montent sur scène.

La setlist axée sur les trois premiers albums en a poussé plus d’un à slamer.

Le son est lourd, mastok, la voix de John Tardy est uniquement merveilleuse ; vivement le prochain album.

Bémol : le groupe n’est pas assez proche du public, préférant parler quelques instants entre chaque morceaux en descendant des bières.

Loudblast. 19h15. Supositor Stage.

In Extremo. 20h10. Dave Mustage.

Belphegor. 21h05. Supositor Stage.

Epica. 22h. Dave Mustage.

Arcania. 23h. Supositor Stage.

Une légère pluie tombe sur les champs de Kerboulard, sûrement due à la mandale que vient de nous mettre Obituary. La fatigue est toujours présente pour moi et le coup de grâce fut l’annulation de Six Feet Under au dernier moment, due à un problème mécanique sur la route.

Je salue par avance, le courage d’Arcania qui passera à leur place, à 23h.

Abasourdi, je retourne donc faire un petit somme puis profiter de cette dernière journée avec mes voisins de parking autour de quelques breuvages tous aussi différents les uns que les autres.

C’est fou ce que le temps passe vite quand on s’amuse. La nuit tombe, l’heure tourne, on a bien ri et on prend conscience qu’il se fait tard…

Douche froide : Testament joue dans 5 minutes : à ne pas rater !

Testament. 23h55. Dave Mustage.

Quelle bonne idée de clôturer ce Motocultor millésime 2014 par les tôliers ! Testament dans ta gueule ! Le Thrash des U.S. débarque et ça va botter des culs !

Tout le monde avait un moral de vainqueur pour ce dernier concert du festival, tout le monde en a profité !

Setlist classique et donc efficace avec le nouveau bassiste du groupe qui fait le job, les solos illuminent la dernière heure du festival, les riffs saccagent, la voix de Chuck Billy n’est plus toute jeune, on lui excusera des faiblesses sûrement due aux 30 ans d’activité au sein de Testament, sans parler du nombre de litres d’alcool ingurgités. Cependant le charisme de Chuck n’incite pas à lui faire la critique.

L’enfer était dans la fosse du début à la fin, jusqu’aux rappels… qui ne viendront pas malgré l’insistance des spectateurs.

Dernier concert, dernière claque, profitons de ces derniers accords…

Passez une bonne nuit les copains, allez j’me lance, je slam !

Setlist :

Rise Up

The Preacher

More Than Meets the Eye

Native Blood

Dark Roots of Earth

Into the Pit

The New Order

Practice What You Preach

Over the Wall

D.N.R. (Do Not Resuscitate)

3 Days in Darkness

Motocultor 2014, c’est (déjà) terminé et, personnellement, je me souviendrai de ce dernier toute ma vie, tellement mes souvenirs sont chargés de bonheur, à tout point de vue.

De l’ambiance à la programmation, j’en ai eu pour mon compte.

Le Motocultor est un festival très humain… 17 000 festivaliers pour cette édition, c’est très bien. Et j’espère que les 20 000 ne seront jamais dépassés. Non pour que le succès du Motocultor ne soit pas croissant mais pour la «proximité», la liberté et l’espace dédié à chacun.

Un peu trop d’attente au stand restauration, pas assez de pichets, pas assez de W.C., T-shirt du Motocultor peu résistants, trop de problèmes de son, bordel le premier jour pour le camping…

De grosses salutations au service de la sécurité qui était plus que pro, et avec le sourire.

Big up : bière excellente !

Putain, quel fest ! Réservez des maintenant les 14, 15, 16 aout 2015 ! L’organisation du Motocultor va se démener pour que nous puissions, une fois de plus, vivre de merveilleux moments…

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About Ed Latour

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Musique addict ***Parental Advisory Explicit Content*** Satan l'habite. Be rock, stay brutal !

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