Live report : Gallows / Feed The Rhino / Branson Hollis

 

En ce mardi 18 septembre, toute l’équipe de L’Aguicheuse était au rendez-vous pour cette date exceptionnelle à La Maroquinerie. Et oui ce soir ce n’est pas une, mais deux têtes d’affiche qui nous sont offertes sur un plateau d’argent. Suivez-nous, on vous entraîne dans une soirée sous le signe de l’Union Jack.
20h30 nous entamons notre descente jusqu’au point de non-retour, pour assister au set des petits français chargés d’ouvrir le bal. Première surprise la salle est loin d’être remplie, chose qui est assez fréquente lors des concerts de Gallows à Paris. Tout le monde les adore mais personne ne vient les voir sur scène. J’ai encore du mal à comprendre ce concept. Enfin bref ça en fera plus pour nous. Revenons à Branson Hollis, installés au fond de la salle on se met doucement dans l’ambiance. Les 5 garçons livrent une sorte de modern hardcore teinté de clavier électro, du moins il était présent sur scène mais beaucoup moins, voir pas du tout dans le son. Les gars maîtrisent leurs morceaux et les quelques passages beat down sont plutôt bien pensés et bien placés… Mais je ne sais pas trop pourquoi, la sauce ne prend pas. Surement à cause de la voix beaucoup trop aiguë, donnant un côté très « émo » à leurs morceaux. Il faut être honnête le groupe est bon, les mecs tiennent la scène comme il faut, mais ce n’est vraiment pas ma tasse de thé (jeu de mot anglais ?) Mais si toi lecteur tu aimes des groupes comme Burry Tomorow, Branson Hollis devrait te ravir.


Pour nous les choses sérieuses vont commencer maintenant. La machine pachydermique rentre en scène, croyez moi elle va tout emporter sur son passage. Feed The Rhino sur scène, c’est un peu comme prendre deux grandes gifles par kubiak (mais oui ! Le pote de Parker Lewis). Cette fois-ci on oublie notre place de cancre au fond de la classe et on passe au premier rang, le doigt levé pour répondre à toutes les questions. Les gars ont un jeu de scène de dingue, ça joue super bien et tout ça avec le sourire s’il vous plait. Le groupes enchaîne les morceaux en prenant tout juste le temps de remercier le public encore un petit peu frileux. Le set est principalement composé de chansons tirées de leur nouvel album « Burning Sons », que vous devez absolument écouter au plus vite (une dinguerie comme diraient certains). Un peu avant la fin du set, Lee (frontman) lance un wall of death plus ou moins réussi pour cause de public assez indiscipliné. C’est l’intention qui compte. En tout cas les p’tits gars en veulent, pendant la grosse demi-heure (oui, beaucoup trop court à notre goût) qu’a duré leur set, ils n’ont cessé de motiver les troupes et finalement ont plutôt bien réussi leur coup. C’est donc au terme de ces 30 petites minutes que l’animal unicorne nous rend notre liberté, à notre grand regret. Un peu de rabe ne nous aurait pas rendus malades.


Juste le temps d’aller se recommander une pinte, nous revoilà dans la fosse aux loups pour assister au bouquet final : Gallows. Wade McNeil mène ses troupes sur scène. A peine le temps de s’installer derrière leurs instruments que les premières notes de « Misery » sonnent déjà. En une fraction de seconde le chaos s’empare de la salle. Adieu bière à moitié pleine… Le joyeux bordel s’installe à présent sur la maroquinerie. On peine à se faire une petite place contre les retours pour profiter au mieux du spectacle. On en prend plein le dos, mais putain ça fait du bien de les revoir sur scène. Après cette mise en bouche avec ce gros tube, le groupe enchaîne avec quasiment tout le nouvel album (sorti il y a seulement une semaine). Étonnement, une grosse partie du public connait déjà chaque morceaux par cœur, enfin surtout les refrains. C’est à ce moment que l’on se rend compte que cet album est vraiment taillé pour la scène. Les avalanches de cœurs prennent toute leur ampleur lorsqu’elles sont soutenues par le public. Je me maintiens debout tant bien que mal, ces nouveaux morceaux me collent une chair de poule à réveiller un mort. Je m’époumone sur chaque chanson et d’ailleurs à l’heure qu’il est, soyez heureux de me lire car vous n’auriez pas pu m’entendre. Entre deux morceaux de leur nouvel et excellent album, les anglais nous glissent « London Is The Reason », « Death voices » et « In The Belly Of A Shark » de leurs précédents opus. Au bout de 10 morceaux, Gallows quitte la scène. Ils nous laissent 5 petites minutes de répits puis reviennent pour nous achever avec « Abandon Ship » et « Orchestra Of Wolves », la folie s’empare du pit. Ces deux derniers morceaux ont bien failli venir à bout de mon palpitant. Après une bonne heure de show, le groupe quitte leur tribune pour de bon, laissant derrière eux une foule conquise et à bout de souffle.
Ce que nous retenons de cette soirée ? Un Feed The Rhino à la hauteur de sa réputation, Wade McNeil reprenant parfaitement la succession de Franck Carter et Gallows toujours ahurissant sur scène. Par contre un public parisien en forme mais toujours pas à la hauteur de l’énergie transmise par un tel groupe. Alors toi qui est « fan » de Gallows, la prochaine fois viens te déhancher à nos côtés ce sera toujours mieux que dans ta chambre.

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