Rencontre : Pascale Koehl et Jose & The Wastemen

Une simple rencontre peut parfois, le temps d’un battement d’ailes, changer la linéarité d’une vie. Et ces choses raconteront un jour une histoire. Sans doute déjà écrite… Oscillation d’une perception, vision volage en dehors de tout temps et tout lieux.

Ce récit pourrait commencer comme tout autres. À une simple rencontre entre deux personnes s’influençant mutuellement… Bandits du « Grand Ouest », sorte de Bonny & Clyde des temps modernes… Vision d’une rue déserte, le vent soufflant la crasse d’un pardessus enduit de poussière, cavale finie, à perdre haleine… Cabale infernale et tonitruante, se jouant métronomiquement à grands coups de Colt et de Winchester… « Once Upon a Time… »

Il aurait été difficile de fixer un autre lieu de rendez vous que l’American Bistrot, rue de la Folie Méricourt, pour rejoindre ces deux personnages. Pascale Koehl, créatrice de Moonchild et Designer chez Edwin, et Sébastien membre fondateur de « Jose & The Wastemen » et ex « Firecrackers ». Rencontre avec ces deux protagonistes de l’esprit « Rock’n’Roll », en transit à Paris, avant d’entamer une tournée aux Etats Unis ainsi qu’au Canada pour « Jose & The Wastemen« .

L’un puisant l’inspiration dans une lointaine Amérique avide de musique puissante, addicte d’Heavy Metal et d’une culture folk, l’autre plus au sud s’émancipant dans un savoir faire et un artisanat péruvien tiré tout droit d’un univers digne d’un Sergio Leone en puissance. Inspiration que l’on retrouve très largement chez Edwin d’ailleurs où l’on retrouve les motifs si significatifs de Pascale : le Chimayo et le Navajo.

On peut parfois prétendre que la personne qui convient le mieux à une autre, disons au point de vue relationnelle se fixe dans un simple miroir, qui ne reflète que sa propre personnalité. Et pourtant ici c’est peut être leurs différences qui influent leurs imaginations. Des songes et des univers emplies d’acides psychotropes et de diffraction lumineuse, savant mélange entre Western et contes de fées, même si dans ce cas le premier l’emporte sans aucun doute sur l’autre.

Jose et Pascale semblent nous prouver qu’une nouvelle effervescence culturelle française est en marche, qui dans ce cas est sans doute grandement influencée par un penchant certain pour la culture brute d’outre Atlantique, mais cependant bien présente en France. Notes de musiques tonitruantes à couper le souffle, accro d’une culture sous acide, fans des 70’s, que vous soyez pourvoyeur d’excellente musique ou accro de la fringue, je vous conseille fortement d’aller à la rencontre de ces deux personnages.

Il me suffirait donc de finir sur une maxime appartenant à la précédente griffe de Pascale Koehl qui n’est autre qu’April 77 : « Dance Tonight, Revolution Tomorrow« .

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